<<Quand la mort viendra me prendre, se jura Max, je lui enverrai mon poing dans la figure.>>
Personnellement, j'apprécie. Cette stupide bravoure.
Oui.
J'apprécie beaucoup.
La Mort, La voleuse de livres de Markus Zusak
Parfois, ça me tue, la façon dont les gens meurent.
La Mort, La voleuse de livres de Markus Zusak
Je dois reconnaître que durant la période où Hitler fut au pouvoir, aucun être humain ne put servir le Führer aussi loyalement que moi. Il y a une différence entre le coeur d'un humain et le mien. Le coeur humain est une ligne, tandis que le mien est un cercle, et j'ai la capacité infinie de me trouver au bon moment au bon endroit. En conséquence, je trouve toujours des humains au meilleur et au pire d'eux-mêmes. Je vois leur beauté et leur laideur, et je me demande comment une même chose peut réunir l'une et l'autre. Reste que je les envie sur un point. Les humains ont au moins l'intelligence de mourir.
La Mort, La voleuse de livres de Markus Zusak
On dit que la guerre est la meilleure amie de la mort, mais j'ai une autre opinion là-dessus. A mes yeux, la guerre est comparable à un nouveau patron qui attend de vous l'impossible. Il est là, sur votre dos, à répéter sans arrêt : <<Il faut que ce soit fait, il faut que ce soit fait.>> Alors, vous mettez les bouchées doubles. Et le travail est fait. Pour autant, le patron ne vous remercie pas.
Il vous en demande plus encore.
La Mort, La voleuse de livres de Markus Zusak
Personne n'avait l'intention de bombarder la rue Himmel. Personne n'aurait voulu bombarder un endroit qui portait le nom du paradis, n'est-ce pas?
N'est-ce pas?
<<Prends-moi>>, disaient-ils, et il était impossible de les arrêter. ils avaient peur, bien sûr, mais pas de moi. Ils avaient peur de manquer leur coup et de se retrouver ensuite face à eux-mêmes, face au monde, face aux gens comme vous.
Je ne pouvais rien faire.
Ils étaient trop inventifs, trop astucieux, et, lorsqu'ils s'y prenaient bien, quelle que fût la méthode choisie, je n'étais pas en position de refuser.
Michael Holtzapfel savait ce qu'il faisait.
Il s'est tué parce qu'il voulait vivre.
La Mort, La voleuse de livres de Markus Zusak
Je l'ai emporté avec précaution le long de la rue défoncée, l'oeil humide et le coeur mortellement lourd. Pour lui, j'ai fait un effort particulier. J'ai examiné le contenu de son âme et j'ai vu un garçon peinturluré en noir qui criait le nom de Jess Owens en passant la ligne d'arrivée imaginaire. J'ai vu un garçon qui tentait d'attraper un livre, avec de l'eau glacée jusqu'à la taille. Je l'ai vu dans son lit, en train d'imaginer à quoi ressemblerait un baiser de sa merveilleuse voisine. Il me touche, ce gamin. A chaque fois. C'est son seul défaut. Il me fend le coeur. Il me fait pleurer.
La Mort, La voleuse de livres de Markus Zusak
Personnellement, j'apprécie. Cette stupide bravoure.
Oui.
J'apprécie beaucoup.
La Mort, La voleuse de livres de Markus Zusak
Parfois, ça me tue, la façon dont les gens meurent.
La Mort, La voleuse de livres de Markus Zusak
Je dois reconnaître que durant la période où Hitler fut au pouvoir, aucun être humain ne put servir le Führer aussi loyalement que moi. Il y a une différence entre le coeur d'un humain et le mien. Le coeur humain est une ligne, tandis que le mien est un cercle, et j'ai la capacité infinie de me trouver au bon moment au bon endroit. En conséquence, je trouve toujours des humains au meilleur et au pire d'eux-mêmes. Je vois leur beauté et leur laideur, et je me demande comment une même chose peut réunir l'une et l'autre. Reste que je les envie sur un point. Les humains ont au moins l'intelligence de mourir.
La Mort, La voleuse de livres de Markus Zusak
On dit que la guerre est la meilleure amie de la mort, mais j'ai une autre opinion là-dessus. A mes yeux, la guerre est comparable à un nouveau patron qui attend de vous l'impossible. Il est là, sur votre dos, à répéter sans arrêt : <<Il faut que ce soit fait, il faut que ce soit fait.>> Alors, vous mettez les bouchées doubles. Et le travail est fait. Pour autant, le patron ne vous remercie pas.
Il vous en demande plus encore.
La Mort, La voleuse de livres de Markus Zusak
Personne n'avait l'intention de bombarder la rue Himmel. Personne n'aurait voulu bombarder un endroit qui portait le nom du paradis, n'est-ce pas?
N'est-ce pas?
<<Prends-moi>>, disaient-ils, et il était impossible de les arrêter. ils avaient peur, bien sûr, mais pas de moi. Ils avaient peur de manquer leur coup et de se retrouver ensuite face à eux-mêmes, face au monde, face aux gens comme vous.
Je ne pouvais rien faire.
Ils étaient trop inventifs, trop astucieux, et, lorsqu'ils s'y prenaient bien, quelle que fût la méthode choisie, je n'étais pas en position de refuser.
Michael Holtzapfel savait ce qu'il faisait.
Il s'est tué parce qu'il voulait vivre.
La Mort, La voleuse de livres de Markus Zusak
Je l'ai emporté avec précaution le long de la rue défoncée, l'oeil humide et le coeur mortellement lourd. Pour lui, j'ai fait un effort particulier. J'ai examiné le contenu de son âme et j'ai vu un garçon peinturluré en noir qui criait le nom de Jess Owens en passant la ligne d'arrivée imaginaire. J'ai vu un garçon qui tentait d'attraper un livre, avec de l'eau glacée jusqu'à la taille. Je l'ai vu dans son lit, en train d'imaginer à quoi ressemblerait un baiser de sa merveilleuse voisine. Il me touche, ce gamin. A chaque fois. C'est son seul défaut. Il me fend le coeur. Il me fait pleurer.
La Mort, La voleuse de livres de Markus Zusak
Ce livre: une histoire étrange et émouvante où il est question:
- d'une fillette;
- de mots;
- d'un accordéoniste;
- d' Allemands fanatiques;
- d'un boxeur juif;
- de vols;
Ce livre, un mot: Magnifique.
- d'une fillette;
- de mots;
- d'un accordéoniste;
- d' Allemands fanatiques;
- d'un boxeur juif;
- de vols;
Ce livre, un mot: Magnifique.