musyque

# Posté le mardi 12 mai 2009 15:07

oui, c'est du sexisme, mais avez-vous déjà connu un garçon de 9ième? Oui? Mes pauvres....

oui, c'est du sexisme, mais avez-vous déjà connu un garçon de 9ième? Oui? Mes pauvres....
Anything boys can do girls can do better!

les gars ont vous aime
# Posté le mardi 12 mai 2009 14:14
Modifié le mardi 12 mai 2009 14:41

Quand la Mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l'écouter.

Quand la Mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l'écouter.
<<Quand la mort viendra me prendre, se jura Max, je lui enverrai mon poing dans la figure.>>
Personnellement, j'apprécie. Cette stupide bravoure.
Oui.
J'apprécie beaucoup.
La Mort, La voleuse de livres de Markus Zusak




Parfois, ça me tue, la façon dont les gens meurent.
La Mort, La voleuse de livres de Markus Zusak




Je dois reconnaître que durant la période où Hitler fut au pouvoir, aucun être humain ne put servir le Führer aussi loyalement que moi. Il y a une différence entre le coeur d'un humain et le mien. Le coeur humain est une ligne, tandis que le mien est un cercle, et j'ai la capacité infinie de me trouver au bon moment au bon endroit. En conséquence, je trouve toujours des humains au meilleur et au pire d'eux-mêmes. Je vois leur beauté et leur laideur, et je me demande comment une même chose peut réunir l'une et l'autre. Reste que je les envie sur un point. Les humains ont au moins l'intelligence de mourir.
La Mort, La voleuse de livres de Markus Zusak




On dit que la guerre est la meilleure amie de la mort, mais j'ai une autre opinion là-dessus. A mes yeux, la guerre est comparable à un nouveau patron qui attend de vous l'impossible. Il est là, sur votre dos, à répéter sans arrêt : <<Il faut que ce soit fait, il faut que ce soit fait.>> Alors, vous mettez les bouchées doubles. Et le travail est fait. Pour autant, le patron ne vous remercie pas.
Il vous en demande plus encore.
La Mort, La voleuse de livres de Markus Zusak




Personne n'avait l'intention de bombarder la rue Himmel. Personne n'aurait voulu bombarder un endroit qui portait le nom du paradis, n'est-ce pas?
N'est-ce pas?




<<Prends-moi>>, disaient-ils, et il était impossible de les arrêter. ils avaient peur, bien sûr, mais pas de moi. Ils avaient peur de manquer leur coup et de se retrouver ensuite face à eux-mêmes, face au monde, face aux gens comme vous.
Je ne pouvais rien faire.
Ils étaient trop inventifs, trop astucieux, et, lorsqu'ils s'y prenaient bien, quelle que fût la méthode choisie, je n'étais pas en position de refuser.
Michael Holtzapfel savait ce qu'il faisait.
Il s'est tué parce qu'il voulait vivre.
La Mort, La voleuse de livres de Markus Zusak




Je l'ai emporté avec précaution le long de la rue défoncée, l'oeil humide et le coeur mortellement lourd. Pour lui, j'ai fait un effort particulier. J'ai examiné le contenu de son âme et j'ai vu un garçon peinturluré en noir qui criait le nom de Jess Owens en passant la ligne d'arrivée imaginaire. J'ai vu un garçon qui tentait d'attraper un livre, avec de l'eau glacée jusqu'à la taille. Je l'ai vu dans son lit, en train d'imaginer à quoi ressemblerait un baiser de sa merveilleuse voisine. Il me touche, ce gamin. A chaque fois. C'est son seul défaut. Il me fend le coeur. Il me fait pleurer.
La Mort, La voleuse de livres de Markus Zusak





Ce livre: une histoire étrange et émouvante où il est question:
- d'une fillette;
- de mots;
- d'un accordéoniste;
- d' Allemands fanatiques;
- d'un boxeur juif;
- de vols;

Ce livre, un mot:
Magnifique.





# Posté le dimanche 05 avril 2009 14:13

l'histoire sans fin - traduite par moi (hum, hum)

l'histoire sans fin - traduite par moi (hum, hum)
Il y a des gens qui risquent leur vie pour vaincre un montagne. Personne, pas même eux, ne peuvent vraiment expliquer pourquoi. D'autres se détruisent pour gagner le coeur d'une certaine personne qui ne veux pas entendre parler d'eux.D'autres encore donnent tout pour jouer à des jeux de hasard ou sacrifient tout pour une idée fixe qui ne pourra jamais se réaliser. Certains croient qu'ils ne peuvent qu'être heureux si ils étaient ailleurs et voyagent toute leur vie. Quelques uns ne peuvent être en paix tant qu'ils ne sont pas devenus plus puissants. Il y a tellement de passions qu'il y a d'être humains différents.
Pour Bastian Baltasar Bux c'était les livres.


Celui qui n'a pas lu pendant des après-midi entiers et lu et lu jusqu'à oublier le monde autour de lui et qui n'a pas remarqué qu'il avait faim ou qu'il gelait -
Celui qui n'a jamais lu secrètement à la lumière d'une la lampe de poche sous sa couverture, parce que le père ou la mère ou n'importe quelle autre personne préoccupée éteignait sinon la lumière avec la bonne intention de nous faire dormir parce qu'il était tard et qu'il fallait se lever tellement tôt le lendemain-


Celui qui n'a jamais pleuré ouvertement ou en cachette parce qu'une merveilleuse histoire touchait à sa fin et qu'il fallait dire au revoir au personnages avec lesquels on avait vécu tellement d'aventures qu'on aimait et admirait, pour lesquels on s'était inquiété et pour lesquels on avait espéré et sans qui notre vie semblait vide et dénuée de sens-

Celui qui n'a jamais vécu cela, et bien, il ne va surement pas pouvoir comprendre ce que Bastian fit maintenant.

Michael Ende, L'Histoire Sans Fin
# Posté le samedi 04 avril 2009 08:34

La persécution a pour objet la persécution. La torture a pour objet la torture. Le pouvoir a pour objet le pouvoir. Commencez-vous à me comprendre à présent? George Orwell, 1984

La persécution a pour objet la persécution. La torture a pour objet la torture. Le pouvoir a pour objet le pouvoir. Commencez-vous à me comprendre à présent? George Orwell, 1984
Au sujet de l'article précédent:

Oui, j'ai lu le livre Elliot de Graham Gardner. Peut-être que c'est pour ça que ce texte me paraît clair comme de l'eau de roche.
Avez-vous fait un tour sur le lien? Parce que peut-être que si vous lisez le résumé de l'histoire vous comprendrez plus.
Bon, bande de fainéants, je vous explique:
Elliot se fait persécuter par 3 gros bras de son école. Il se déteste lui-même pour sa faiblesse. Sa famille déménage et il va dans un autre lycée. Il aimerait devenir un autre Elliot et il fait tout pour être un autre, quelqu'un d'impassible. Pourtant à Holminster, il y a aussi de la violence et de la persécution. C'est comme un jeu. Comme si c'était l'antiquité et que les jeux du Cirque existaient. A Holminster c'est comme un spectacle, devant un public. Mais c'est de la violence contrôlée. Par les Gardiens. D'après leurs propres mots:
nous maintenons chaque chose à sa place. Nous maintenons les gens à leur place. S'ils l'oublient, nous la leur rapplons, et s'ils n'y restent pas...
Ils proposent à Elliot d'en devenir un. Parallèlement, il se lie d'amitié avec un persécuté qui lui rappelle "son autre vie" et avec une fille.
Commence alors un long combat intérieur sur ce qui est bien et ce qui ne l'est pas.


Tu as sans doute noté qu'il n'y a pas eu de punitions sévères jusqu'au retour des vacances de février. Ca n'a pas toujours été le cas - avant, les punitions avaient lieu toute l'année. Jusqu'au jour où j'ai pris conscience d'une chose. Juste après Noël, la plupart des élèves n'apprécient pas les punitions. Ils sont trop tendres, trop fatigués, encore sous le coup des festivités. Ils sont heureux d'y assister, mais sans plus...Non. C'est la routine. Et ça, c'est nul. Donc, on a supprimé les punitions pendant la première partie du trimestre. Au début, ils n'en sont pas conscients. Puis, jour après jour, ils évoluent. Les petites humiliations, les remontrances, tout ça c'est très bien, mais ils veulent de l'action. Du sang. Quand arrive le retour des vacances de février, ils sont déchaînés. Ils réclament une condamnation. C'est alors qu'on la leur offre. Contrôler la masse, Elliot. Voilà ce que tu dois apprendre. L'observer. La comprendre. Nourrir ses instincts. Mais toujours t'assurer que c'est toi qui est aux commandes. Ne te contente pas de lui donner ce qu'elle veut. Fais-la patienter, languir. Amène-la à te supplier. Oblige-la à te remercier de ce que tu lui donnes. Ne la laisse jamais s'habituer. Contrôle la masse, Elliot, ne la laisse jamais te contrôler...
Richard, Gardien, sur le contrôle de la masse.


Ne commet pas l'erreur de croire que savoir ce que nous sommes change quoi que ce soit. Nous sommes déjà ce que nous apprenons à devenir. Et nous aidons les autres à apprendre ce qu'ils sont déjà. Souviens-toi de ça. Parce que les Gardiens n'ont pas créer Holminster, Elliot. C'est Holminster qui a créer les Gardiens. La violence, les sanctions, les victimes - tout est là, déjà. Quel que soit le mot employé, tout cela existe sous nos yeux. Les Gardiens ne font que profiter d'une situation. Souviens-toi de cela. Nous obtenons le pouvoir en montrant aux autres ce qu'ils sont. Nous n'imposons rien. Nous ne créons rien. Nous ne sommes que les révélateurs de ce qui existe déjà.
Richard, Gardien
# Posté le samedi 04 avril 2009 07:09
Modifié le samedi 04 avril 2009 07:50